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une copie de l'article publié. 18/01/2003
Prévention des inondations : "Un modèle pour le département"
En 1992 la commune de Saleilles a subi une importante inondation. Cette
catastrophe a décidé Jean-Michel Erre, maire du village à réagir. "Les
risques ont un impacte moindre dès lors que l'alerte est donnée
au plus tôt", nous explique le maire.
Les récents événements dans les départements
voisins nous conforte dans la voie de la prévention, car c'est
l'élément primordiale qui permet de limiter les dégats.
La présentation de l'automate d'appel installé sur ordinateur "Médi@sig" qui
diffusera à l'ensemble des habitants concernés le message
d'alerte, s'est effectué dernièrement à la salle
polyvalente de la mairie de Saleille en présence du préfet
Michel Fuzeau, Jean-Michel Erre maire de Saleille, M. Bonnet directeur
adjoint de la DDE, le colonel Lamour commandant du groupement de gendarmerie,
M. Berthon stagiaire de l'ENA, M. Trouillet adjoint au maire délégué à la
sécurité et politique de la ville et des intervenants MM.
Boyer AFC consultant, Jauneau Sté CII Industrie, Ferrier directeur
de la Sté ICV et Recha ingénieur de la Sté ICV.
Une assistance nombreuse et interressée fit honneur à cette
première.
Dans la présentation, le maire se dira "conscient des risques
encourus par la population de Saleilles, mon équipe et moi avons
tout mis en oeuvre pour protéger nos concitoyens. Aujourd'hui
devant la prise de conscience des risques au niveau national, nous sommes
heureux de partager le fruit de nos recherches".
En effet, depuis deux ans la commune utilise un serveur vocal doté d'une
fonction d'automate d'appel. Ce dispositif marie la téléphonie
et l'informatique. L'objectif est d'alerter, par téléphone,
dans les plus brefs délais, les habitants des zones à risques
en leur délivrant un message adapté. "La denière évolution
du système permet de garantir l'efficacité maximale en
matière de prévention". L'intérêt de
la cartographie se révèle un atout majeur.
Comment se déroule un alerte? La préfecture communique
la nature du risque. Il suffit de sélectionner les différentes
zones concernées avec ordre de priorité et de lancer l'application
vocale à diffuser. Puis pendant que l'automate d'appel effectue
sa campagne, la cartographie affiche la progression de la diffusion de
l'alerte en "temps réel". Les parcelles changent de
couleur en fonction des réactions des lignes téléphoniques
et des abonnés (occupé, raccroché, non réponse,
message compris ou pas). A la fin de la campagne d'appel, le plan d'ensemble
des parcelles permet de vérifier la qualité de réception
du message, de diriger les équipes de secours vers les rues où le
message n'a pas été entendu.
L'outil s'appuie sur les données certifiées (cadastre,
DGI, opérateurs téléphoniques).
L'intérêt du système. La mairie peut décider
du temps maximum de prévention en allouant le nombre de lignes
nécessaires à l'atteinte de cet objectif. Le préfet
précisera de son côté que "les PPR sont au coeur
du débat car ils sont mal vécus".
Il félicitera le maire et son équipe de cette initiative
car, dirat-il, "Il ne faut surtout pas faire la politique de l'autruche.
Quoi que l'on fasse, l'eau où elle est repassera. En outre, il
ne faut pas faire de catastrophisme. Que les responsables soient conscients
du risque, mettent en place les réponses adaptées, afin
d'éviter la panique".
JM